Le 30 janvier 2025
Récit de voyage : mon road trip en Islande
En août 2018, j’ai fait le plus beau voyage de toute ma vie : un road trip en Islande avec mon mari. Durant 15 jours, nous avons fait le tour de l’île en 4×4 et avons passé nos nuits en tente. Ce fut une expérience incroyable et inoubliable, et les paysages étaient tous époustouflants !
Nos 15 jours de voyage se sont organisés en 9 grandes étapes, sur lesquelles nous sommes restés plus ou moins longtemps :
Arrivée : Reykjavik
Nous sommes arrivés à l’aéroport de Keflavik à 18h, pour ensuite aller récupérer notre 4×4 de location un peu plus loin. Nous devions à la base avoir un petit 4×4 Suzuki Jimny, mais le loueur ne savait pas où il était. C’était une chance pour nous car nous avons été surclassés, on nous a donné le seul 4×4 qu’il restait : un Dacia Duster. On avait plus de place pour bien ranger nos affaires dans le coffre, et on ne le savait pas encore mais ça nous serait bien utile plus tard pour traverser des rivières. Le voyage commençait très bien !
Direction ensuite Reykjavik, un trajet de 45 minutes pour découvrir un début d’Islande. Par ici le paysage est très volcanique, il y a beaucoup de roches et peu de verdure. C’est assez plat aussi. Le soleil descend doucement à l’horizon, mais ne se couchera jamais. Et oui, l’été en Islande, le soleil ne se couche quasiment pas ! Il fait seulement très sombre durant 2 heures dans la nuit. Et en hiver c’est l’inverse, il fait quasiment tout le temps nuit.
A Reykjavik nous avons récupéré notre réchaud à gaz en location avant d’aller au camping pour notre première nuit dans la tente. Heureusement qu’on avait fait un premier essai de montage de la tente à la maison, car on a pu la monter rapidement et nous coucher aussitôt le camping rapidement visité (et la nuit payée !).
Jour 1 : le Cercle d'Or
Bon, sans surprise la première nuit n’a pas été facile puisqu’il faut s’habituer à dormir sur des matelas de 3 centimètres d’épaisseur, en “plein” jour et avec le bruit des environs. Mais ce n’était pas non plus horrible. Juste un peu froid pour ma part mais j’avais prévu ma polaire pour les prochaines nuits !
Première rencontre avec l’eau chaude d’Islande, pour les villes alimentées en eau souffrée. Sa petite odeur d’oeuf pourri nous a bien réveillés de bon matin, le pire étant de se laver les dents avec ! Mais quel plaisir de se dire que l’eau chaude est naturelle et vient de la terre…
Petit dej’ sur le tas… on prend nos marques avec la vie de camping. Le camping de Reykjavik est très grand, donc il y a beaucoup de monde. Il faut trouver de la place aux plaques électriques, et de la place aux tables. Nous on est allés manger sur les tables dehors, au grand frais. Ça nous a évité d’attendre 1 heure que quelqu’un ait fini de manger. J’avais acheté des Petits Princes et du jus d’orange la veille à l’aéroport puisque nous n’avions rien à manger pour le matin. On a aussi fait du café avec la Bialetti qu’on avait emmenée. Tout ça terminé, le coffre bien organisé, on a pu décoller pour… Aller faire les courses !
Étape indispensable à tout road trip : faire les courses. On voulait aller au Bonus, supermarché hard-discount en Islande mais ils n’ouvrent qu’à 11 heures le matin. On s’est donc retrouvés chez Nettó, bien plus cher. Et là, nous avons pu réaliser pour la première fois que la vie est (très) chère en Islande ! Aïe !
Nos emplettes terminées, notre voyage a enfin pu commencer : direction le Parc National de Thingvellir. C’est un site historique en Islande, il fait partie du “Cercle d’Or” dont font également partie les geysers de Geysir et la cascade de Gullfoss.
Très belle mise en bouche pour notre voyage, Thingvellir est un mélange de paysage volcanique et de mousse / verdure. Il y a plusieurs randonnées à faire, et nous avons choisi d’en faire une petite jusqu’à la cascade Thórufoss puis de revenir en passant par une jolie petite église typique d’Islande.
Après cette première balade, nous sommes partis à la rencontre des geysers un peu plus au nord, au champ géothermique de Geysir. Le plus gros de tous, Geysir (qui a donné son nom à tous les autres), a une éruption à peu près 3 fois par jour mais nous ne l’avons pas vu. Apparemment ses éruptions peuvent atteindre 80 mètres ! Nous avons cependant vu les éruptions de la star du champ : Strokkur. Lui a une éruption toutes les 5 à 10 minutes et peut atteindre 20 mètres. Ça reste toujours impressionnant de voir une grosse bulle d’eau bleutée gonfler jusqu’à lancer un énorme jet d’eau vers le ciel. Une petite balade de 5 minutes permet de monter tout en haut de la petite montagne juste à côté, pour admirer une superbe vue sur une vallée bien cachée. Je crois que c’est ce que nous avons préféré du lieu d’ailleurs !
Nous sommes ensuite partis voir la chute d’eau Gullfoss, très imposante car très large et visiblement très puissante, même si ce n’est pas la plus puissante de toutes. Le bruit et les vibrations qu’elle provoque au sol sont assez impressionnants !
Sur le parking nous nous sommes bien amusés car j’étais aussi grande que les roues d’un camion de touristes qui, je pense, est fait pour se rendre dans les routes de montagne, dites “routes F”.
Retour à Geysir pour passer la nuit, où nous avions posé la tente avant d’aller voir les geysers.
Jour 2 : Landmannalaugar, Vik
Ce matin-là : réveil difficile pour moi. Je m’étais bloquée un nerf dans l’omoplate ! Je n’avais pas encore trouvé la position ultime pour bien dormir mais ce n’était qu’une question de temps avant de m’élancer sur la voie de la vie d’aventuriers… Ou pas.
Ce jour-là nous nous sommes dirigés vers le massif du Landmannalaugar, au centre de l’Islande et près du volcan Hekla. C’est une région au paysage tourmenté, où l’activité volcanique a forgé des cratères rougeâtres, des montagnes de rhyolite, des vallons et des champs de cendre qui côtoient des lacs d’un bleu profond (merci Wikipédia).
Mais pour arriver là-bas, nous n’étions pas au bout de nos peines, pauvres petits voyageurs naïfs et guillerets que nous sommes ! Après avoir traversé des paysages de plaines, de vallées et de jolies collines verdoyantes (peuplées parfois de moutons poilus) nous avons commencé à entrer dans une zone bien différente.
Arrivés dans la région du Landmannalaugar, nous avions autour de nous exclusivement de la roche volcanique à perte de vue, un paysage presque lunaire. Nous faisions également nos premiers pas sur une route F, les routes de terre et de cailloux trouées et cabossées de partout, secoués dans la voiture. Et nous mangions en même temps notre premier repas du midi qui devint “l’unique repas du midi” de tout notre voyage : le fidèle sandwich tranche de bacon / tranche de fromage / sauce inconnue mais bonne !
Après environ 1 heure de conduite frénétique (galère) sur les horribles routes du Landmannalaugar, nous avons dû parcourir un tout petit dernier détail avant de parvenir au camping du volcan Brennisteinsalda : notre premier gué ! Petite frayeur et grosse hésitation avant de se lancer dans la traversée d’un cours d’eau avec la voiture, le coeur battant et la peur de noyer le moteur bien présente. Mais finalement, c’est passé tout seul !
Nous avons tout fait pour éviter de dormir dans ce camping car ici il y a énormément de vent et le sol est exclusivement terreux et caillouteux. Donc nous nous sommes cantonnés à une bonne randonnée d’une heure et demi autour du volcan. Il y a une source chaude dans la rivière aux pieds du volcan et de sa célèbre coulée de lave “Laugahraun”, juste à côté du camping. On aurait pu s’y baigner mais il y avait beaucoup de monde et nous voulions repartir pour ne pas dormir ici et avoir le temps de faire la route jusqu’à Vik, la seule prochaine ville à un peu plus de 100 kilomètres. Mais ce n’était que partie remise puisqu’on trouve des sources chaudes partout en Islande.
Nous nous lancions donc sur 3 heures de route, paumés dans la montagne, animées par le passage d’une dizaine de gués. Et d’ailleurs les gués, parlons-en ! Oui car le gué est fourbe et vous prend par surprise, il se rit de vous et vous trompe ! Après avoir pris l’habitude de passer des gués de petite et moyenne taille, nous avons eu très peur face à un gué d’une trentaine de mètres de long. Littéralement une rivière. Mais finalement nous nous sommes amusés de sa non-profondeur et sommes repartis vers le prochain qui était tout petit. Quelle erreur de rire de la taille de ce tout petit gué ! Il était si profond que nous avons entendu un énorme “plouf” et que nous avons cru un quart de seconde que nous allions rester coincés là-dedans. Fort heureusement notre robuste Dacia ne nous a pas fait faux bond et nous a menés à bon port, jusqu’à un camping bien caché dans la montagne près de la ville de Vik. Un magnifique camping au beau milieu d’une montagne, où une petit grotte faisait office de cuisine ! On y a passé une assez bonne nuit.
Souvenir bonus : même si le paysage est époustouflant, les kilomètres et les heures de voiture devenaient très longs dans le Landmannalaugar et ses environs. Surtout sur une route aussi rude. Alors pour rendre la route plus amusante on s’est mis à klaxonner dès qu’on voyait des moutons à côté de la route. Ça les surprenait, si bien qu’ils s’enfuyaient en courant et ça remuait leurs petites fesses dodues. Ca nous a bien fait rire et on a d’ailleurs continué jusqu’à la fin du voyage ! Il y avait même des petits qui, pris de surprise, couraient très vite jusqu’à leur mère, enfouissaient leur tête sous leur ventre et se mettaient à les téter. C’était très très drôle.
Jour 3 : Vik
Après une nuit assez reposante dans ce camping de rêve, nous avons attaqué la côte Sud en reprenant la route vers Reykjavik. Nous y avons visité une plage de sable noir à Dyrholaey, où une falaise ressemble beaucoup à Etretat. Ce n’était pas non plus un coup de coeur, d’autant plus qu’il y avait énormément de touristes ici et que ça nous a un peu déçus, surtout après une journée au milieu de rien ni personne.
Nous avons donc continué vers la cascade de Skogafoss, où les touristes étaient toujours aussi présents. Nous résignant à passer une “journée touristes”, nous nous sommes approchés de cette gigantesque chute d’eau au bas de laquelle se formait un petit arc-en-ciel. C’est vrai que le paysage était très beau. Mon chéri s’est approché au plus près et avait l’air minuscule !
Nous ne nous sommes pas attardés et sommes partis vers une piscine cachée que j’avais trouvée via Internet. Après quelques minutes de route de terre / graviers et une dizaine de minutes de marche à pieds, nous sommes arrivés dans une piscine d’eau chaude naturelle. Il y avait un peu plus de monde que je l’imaginais, sûrement dû au fait que l’Islande est de plus en plus touristique et que les endroits censés être inconnus le sont de moins en moins. Cependant nous avons passé un très agréable moment dans cette piscine plutôt tiède. Nous avons trouvé d’où venait l’eau chaude et avons campé ce “spot” plusieurs minutes. En remontant plus haut dans la montagne, on peut même se baigner directement dans la rivière, là où de l’eau chaude naturelle vient terminer sa course.
En repartant, nous avons voulu aller voir la célèbre carcasse de l’avion militaire qui s’était crashé là dans les années 30 mais il y avait bien trop de monde. On avait donc prévu de repasser le lendemain matin après être retournés à notre superbe camping pour une nuit, et de profiter du temps qu’il nous restait pour cuisiner un bon petit plat dans la cuisine-grotte.
Jour 4 : côte sud, Hofn
Comme prévu, et après avoir dit au revoir à notre Camping Paradis, nous sommes retournés à la carcasse d’avion. Ce matin-là, et depuis la veille déjà, j’avais très mal au tendon du pied gauche à cause de mes chaussures. Une tendinite dès le début du voyage… Super !
Il nous a fallu une heure de marche à pied pour atteindre l’avion. Nous avions eu de la chance car ce matin-là il faisait assez moche, et le brouillard rendait l’endroit mystérieux et se prêtait bien à l’ambiance du sable noir et de l’avion décortiqué. Mon chéri en a profité pour prendre des clichés sympathiques et nous sommes repartis.
Une longue journée de route nous attendait puisque nous devions atteindre Hofn, 3 heures de route plus loin. La côte Sud comprend très peu de villes et de campings, lorsque l’on veut passer de l’Ouest à l’Est.
Sur le chemin, nous avons longé la côte avec d’un côté la mer, et de l’autre le flanc de la montagne (et des moutons dodus, évidemment). Au bout de quelques heures, le plus grand glacier d’Islande – j’ai nommé le Vatnajökull – a pointé le bout de son nez. Ce glacier, c’est pas moins de 8300 km², soit le deuxième glacier le plus volumineux et le plus vaste d’Europe. Autant dire qu’il est assez impressionnant et imposant le petit.
Nous avons fait un premier arrêt pour une randonnée de 3 kilomètres aller-retour pour nous rendre à la chute Svartifoss, célèbre pour ses formations d’orgues basaltiques tout autour d’elle. Vraiment très belle à voir, mais vraiment touristique aussi !
On ne pensait pas voir autant de monde en Islande mais visiblement le pays est de plus en plus visité, et pas forcément respecté. On a vu pas mal d’emballages ou de sacs plastiques dans une rivière au camping de Vik par exemple. Ou alors beaucoup de travaux pour construire des hôtels ou des parkings. C’est certainement le seul point négatif du voyage puisque nous cherchions à nous retrouver assez seuls et finalement il y avait plus de monde que prévu !
Petit tour ensuite vers les icebergs du glacier, qui se trouvent à Jokulsarlon, une lagune glaciaire du Vatnajokull plus loin sur la route. Là encore énormément de monde, mais qu’est-ce que c’est beau ! Nous n’avions jamais vu d’icebergs auparavant. Impossible de rater une photo ici, l’endroit est vraiment féérique. Nous avons joué avec de la glace que nous avons récupérée dans l’eau, elle est complètement transparente, on peut voir à travers. Des otaries se promenaient tranquillement dans l’eau et leur petite truffe dépassait.
Après avoir passé un petit moment à contempler les icebergs, nous nous sommes finalement dirigés vers Hofn où nous avons passé la nuit. Un petit camping plein d’herbe moelleuse en plein village avec la montagne au loin : que demander de mieux ?
Jour 5 : côte sud, Reydarfjordur
Ce jour-là, beaucoup de route nous attendait car on devait se rendre dans les fjords de l’Est rejoindre notre seul AirBnb (avec un vrai lit !) avant le week-end suivant.
Mais avant, nous nous sommes rendus à une source chaude que j’avais trouvé la veille sur Internet et identifié sur notre carte papier. À environ 15 minutes de voiture, de grands bacs ronds font office de bains chauds en plein air, avec vue sur la montagne. Ce n’était pas ma préférée, d’autant plus que nous avons dû payer 10€ par personne alors que plus tard nous en avons trouvé des mieux, et gratuits. L’eau était vraiment très chaude, entre 40 et 45 degrés. Monsieur a même failli faire un malaise à un moment ! Mais c’était vraiment reposant, notamment pour le dos et les jambes. On en est ressortis complètement détendus, à tel point qu’on n’arrêtait pas de bailler.
C’était la journée des bains chauds puisque j’avais trouvé un autre spot, mais cette fois-ci du côté des fjords à l’Est, non-loin du petit village de Djupivogur. Et là, c’était vraiment génial. Je crois même que c’est l’un de mes moments préférés de tout le voyage. Nous avons trouvé une espèce de grande mangeoire en acier au milieu de nulle part, dans laquelle coulait de l’eau très chaude (plutôt à 45 degrés), face à la mer et à la montagne embrumées. C’était un super moment. Mon chéri a réussi à y entrer, mais je n’y ai trempé que mes jambes (qui sont ressorties rouges et bien cuites !).
Après ce super moment, nous avons continué notre route jusqu’à notre maison d’une nuit. Une petite maison charmante dans une assez grande ville (par rapport aux minuscules villages qu’on croise partout). Notre hôte nous a conseillé de nous rendre à la piscine municipale de la ville voisine, à 15 minutes de voiture de là. Nous avons donc filé là-bas et avons fait l’expérience de la piscine municipale, dans laquelle la douche en tenue d’Eve est obligatoire ! Mais finalement, aucun problème. Et puis les locaux ont l’habitude donc on se sent vite à l’aise. On a pu profiter d’une piscine municipale hallucinante. Rien de très original à la base : une pataugeoire pour les enfants, des toboggans et un bassin sportif. Mais le petit plus se trouve dans les 2 bains chauds à différentes températures, et surtout dans la vue splendide sur la montagne des deux côtés, puisque nous nous trouvions au coeur d’un fjord ! Cette journée était décidément l’une de mes préférées.
Nous sommes ensuite rentrés “à la maison” pour une nuit réconfortante pour nos petits dos malmenés.
Jour 6 : cheval, Seydisfjordur
Ce jour-là, on l’attendait ! On avait prévu une balade de 2h45 à cheval dans un fjord à Egilsstadir, un peu plus haut dans l’Est. C’était une superbe expérience, et nous avons pu nous essayer au tölt, l’allure spécifique aux chevaux islandais entre le trot et le galop. Notre accompagnatrice était très gentille, c’était une autrichienne qui venait chaque été en Islande et qui s’était ensuite installée depuis plusieurs années. Elle nous a parlé du coin, de la faune et de la flore, nous a aussi expliqué que cet été était particulièrement chaud dans l’Est (alors qu’au contraire il était particulièrement très froid dans le Sud…).
Ensuite, nous sommes partis à Seydisfjordur, un fjord très charmant où nous avons décidé de poser notre tente. Nous en avons profité pour visiter la ville, aux maisons typiques très colorées. Nous nous sommes posés dans un bar où nous avons bu une bière et joué à Jenga. On a vu ça dans les bars où nous sommes allés en Islande : je trouve ça super de mettre à disposition des petits jeux de société. C’est tout bête comme idée mais ça permet de passer un super moment. D’ailleurs, c’est Monsieur qui a gagné (pour cette fois !).
Nous avons pris notre temps cette journée, car c’est vrai que notre voyage n’était pas de tout repos. Ça nous a permis de reprendre des forces pour la suite.
Petit plat du soir : pâtes et saucisses made ni camping. Bon appétit !
Jour 7 : nord, Myvatn
Départ pour le Nord, direction les chutes de Dettifoss ! Ici, on change de décor, au revoir les fjords verdoyants et les montagnes de toutes parts. Bonjour… le néant.
Après 2h sur “autoroute” (une seule voie, limitation à 90) au milieu d’un désert de roche volcanique et 30 minutes sur route (horrible) de graviers, nous sommes arrivés face à un monstre d’eau si puissant qu’il en faisait trembler le sol. Cette gigantesque chute d’eau de 44 mètres serait la plus puissante d’Europe, avec un débit d’environ 200m3/s ! L’eau allait à une vitesse incroyable, emportant tout sur son passage : terre, graviers, cailloux, petits rochers, et même des troncs d’arbres il paraît.
Nous sommes restés là un moment, allant 1.5km à pieds plus loin pour rendre visite à sa copine Selfoss qui se trouve un peu plus en amont. Celle-ci n’est pas impressionnante par sa puissance, mais plutôt parce qu’il s’agit en fait d’une multitude de chutes d’eau collées les unes aux autres sur plusieurs dizaines de mètres, formant un U. Il n’y avait de l’eau que d’un côté mais en hiver il y a de l’eau sur tout le “U”.
Nous sommes ensuite repartis en direction de Myvatn où nous nous sommes d’abord arrêtés au champ volcanique et géothermique de Hverir. Ici attention, nez sensibles s’abstenir car l’odeur d’oeuf pourri du soufre est très présente, j’ai plusieurs fois eu des hauts le coeur ! Les couleurs sont très belles et se mélangent entre le orange, le blanc, le gris, le brun. C’est vraiment très beau !
Nous avons continué notre route en faisant une halte par le fameux lac volcanique de Myvatn où l’on peut se baigner, et qui ressemble beaucoup au très célèbre Blue Lagoon. Il y avait énormément de monde alors nous avons décidé d’y retourner plus tard dans la soirée. Nous sommes allés poser notre tente à la ville voisine à Reykjahlid puis nous sommes allés randonner dans Dimmuborgir, un champ de lave en forme de colonnes.
Petit passage par notre campement pour dîner, nous sommes ensuite partis pour Myvatn. L’expérience était sympa mais alors cette odeur… J’ai vraiment eu du mal à m’y faire ! L’eau est d’un bleu laiteux, et peut varier de 35°C à 40°C selon où l’on se trouve dans le bassin. C’était un moment très agréable et reposant.
Jour 8 : nord, Husavik / Akureyri / Skagafjordur
Ce jour-là, nous sommes repartis pour notre exploration du Nord. Premier arrêt dans le village de pêcheurs de Husavik qui se trouve être la première colonie scandinave d’Islande, où le tout premier Viking qui séjourna en Islande passa un hiver dans la ville. Il s’appelait Gardar et avait donné à l’Islande son premier nom connu : “Gardarsholmur”.
Ensuite, nous avons continué notre route en passant par Akureyri, la deuxième plus grande ville d’Islande, et “capitale du Nord”. Bon… c’est une grande ville dans laquelle il n’y avait pas grand chose à faire, et nous on ne cherchait pas des grandes villes. Donc nous nous sommes juste arrêtés à un fast-food pour manger après avoir traversé la ville en voiture, pour repartir aussitôt jusqu’à Skagafjordur où nous allions passer la nuit.
Mais pas exactement à Skagafjordur puisqu’il a fallu bien 30 minutes de route (horrible) de graviers pour atteindre le petit camping quasiment inconnu que j’avais trouvé. Là, touuuuut au bout d’un fjord, se trouvait notre petit camping caché sous les nuages et le brouillard bien épais. D’ailleurs, parlons-en de ce brouillard qui a bien failli nous faire percuter des moutons sur la route, au ras de falaises vertigineuses ! Un brouillard bien épais, couleur mouton donc, au travers duquel on ne voyait pas plus loin que 5 mètres.
Bref. Ravissant petit camping avec un détail, et pas des moindres : des bains chauds naturels ! Une piscine très très chaude, et un petit bassin plus tiède. Le pied, après une si longue journée de voiture… Et le tout face à la mer, avec la montagne de l’autre côté du fjord.
Jour 9 : Arneshreppur / Sudavik
Il était désormais temps de nous rendre vers les fjords de l’Ouest, et nous nous apprêtions à passer la plus longue journée de tout notre voyage.
Nous avions prévu de faire quelques brasses dans une piscine complètement au bout du monde que j’avais trouvé et que nous voulions absolument voir. Et c’était vraiment le bout du monde… Il nous a fallu pas moins de 5 heures de route non-stop (avec pause déjeuner “sandwich bacon / fromage / sauce” dans la voiture comme tous les jours !) à arpenter les fjords pour l’atteindre. Mais vraiment, ça en valait la peine. Au milieu de rien, tout au bout d’une pointe de l’Ouest de l’Islande, se trouve une piscine municipale sur une plage face à la mer, avec le Groenland de l’autre côté. C’était hallucinant, et vraiment génial de se trouver là !
Nous en avons profité une heure avant de devoir repartir, car 4 heures de voiture nous attendait de nouveau pour rejoindre le prochain camping. Nous n’avons pas eu le courage d’aller jusqu’à la ville où nous souhaitions aller et nous sommes arrêtés à la ville juste avant à Sudavik, vers 22 heures. C’était finalement une bonne idée car il n’y avait personne d’autre que nous, alors nous avons pu prendre notre temps le lendemain matin dans la douche, ça nous a vraiment fait du bien. D’ailleurs, les douches sont souvent payantes dans les campings, et certaines imposent même un timing de 7, 4 voire 3 minutes. Ce qui n’est pas un mal pour éviter l’attente.
Jour 10 : Isafjordur / Sudureyri / Flateyri / Thingeyri / Latrabjarg / Flokalundur
Ce jour-là était également une grosse journée (j’ai l’impression de dire ça tous les jour en fait !). On ne s’en était pas vraiment aperçus avant, mais en fait les fjords de l’Ouest représentent un énorme bloc et la route fait forcément le tour de tous les fjords, ne traversant pas l’intérieur. Nous avons donc pu visiter absolument tout l’Ouest, mais ça a été long !
Au départ du camping, nous sommes partis à Isafjordur où nous aurions normalement dû passer la nuit. Nous avons choisi d’y revenir le midi pour manger, alors nous sommes allés visiter Sudureyri, un petit village de pêcheur très mignon et coloré. Il ne faisait pas grand soleil, mais pas de pluie (d’ailleurs nous n’avons quasiment jamais eu de pluie !). Et ce temps se prêtait très bien à l’ambiance des fjords.
De retour à Isafjordur pour manger, nous nous sommes arrêtés à un restaurant local au musée de la pêche, dans une vieille bâtisse rouge en bois. Ici, c’est plats de poissons frais à volonté pour 35€ et c’était vraiment délicieux. De quoi recharger nos batteries un peu vidées par les longs trajets en voiture des derniers jours. En plus, l’intérieur est tout en bois, du sol au plafond et en passant par les tables. Avec des bougies et des petits fleurs sauvages dans des pots en verre, entourés uniquement de locaux. Encore un super moment !
Nous sommes ensuite partis visiter les villages de Flateyri et Thingeyri, assez similaires à Sudureyri, pour continuer vers la falaise Latrabjarg où nous avions espéré voir des macareux, les oiseaux mascottes de l’Islande. Ils viennent sur ces falaises pour pondre de mi-juillet à mi-août mais manque de chance, ils avaient déjà terminé leur ponte et étaient repartis vers d’autres contrées. Ceci-dit la vue était vraiment chouette, alors pas de regrets.
Demi-tour donc, pour partir pour la commune de Flokalundur où nous avons passé une nuit horriblement affreuse !!! Un super combo vent horrible + ronflements de la tente voisine nous attendaient et nous avons eu du mal à fermer l’oeil.
Jour 11 : Kirkjufellsfoss / Borgarnes / Reykjavik / Sellfoss
Réveil 6h du matin. Très difficile.
Nous refusions de payer pour un camping aussi peu entretenu donc on s’est dépêchés de partir avant 8h (l’heure où une personne de l’hôtel voisin vient chercher l’argent). Les ronflements, ils n’y sont pour rien. Cependant, ils auraient pu, comme partout ailleurs, protéger avec des arbres. Ou au moins, mettre à disposition des douches / toilettes et équipements décents qui là, étaient très vétustes et sales. Nous avons été très déçus par ce camping mais cela ne nous a pas démotivés pour autant ! Nous partons assez amusés de la situation au final, et klaxonnons quelques moutons qui s’enfuient en courant. Ce qui nous amuse et nous remonte le moral illico !
En direction de Kirkjufellsfoss, une chute d’eau très célèbre, nous nous sommes arrêtés à une autre chute d’eau. Je ne me souviens ni de l’endroit où elle se trouve ni de son nom, mais elle était magnifique. Pas impressionnante par sa puissance, ni sa longueur. Elle était juste très belle et l’endroit était paisible. C’est notre préférée de toutes celles que l’on a vues.
Arrivés à Kirkjufellsfoss nous avons été déçus car la chute d’eau est toute petite, et l’endroit n’est pas extraordinaire. Elle est face à une montagne solitaire, Kirkjufell, qui ressemble à une bosse de chameau, ou au serpent qui a mangé un mammouth dans Le Petit Prince. Mais contrairement à ce que l’on voit sur les photos d’internet, elle est minuscule et ce n’était finalement qu’un « spot Instagram » sans grand intérêt.
Nous continuons notre route et en profitant du paysage, nous avons totalement oublié de nous arrêter à l’église noire de Budakirkja ! Grosse déception car nous la trouvions magnifique en photo et aurions vraiment aimé pouvoir la voir… Tant pis. Sur la route nous croisons d’impressionnantes coulées de lave séchée, qui se jettent des montagnes jusqu’aux vallées toutes vertes. C’est vraiment beau à voir.
Sur le chemin, fatigués, nous faisons une pause à la ville de Borgarnes, où nous nous rendons à la piscine municipale pour nous détendre dans les bains chauds. Même type de piscine municipale que dans les fjords de l’Est, nous profitons du moment avant de repartir. Objectif : retourner à Reykjavik pour passer la nuit. Mais avant cela, nous avons tenté de faire une randonnée de 3 heures dans la montagne Esja qui surplombe Reykjavik. Ce fut un échec cuisant pour moi : j’avais du mal à trouver mon souffle, je crois que j’étais complètement épuisée. Après 1,5 kilomètres nous avons redescendu la montagne et avons tenté de prendre un AirBnB car nous n’en pouvions plus. L’application ne marchait pas, nous pensions que la réservation n’avait pas fonctionné alors nous sommes allés au camping de Reykjavik pour payer notre nuit (car il faut, dans la mesure du possible, toujours payer à l’avance sa nuit). Belle erreur ! Je recevais 45 minutes plus tard un mail me disant que notre AirBnB avait bien été réservé… Tant pis pour la nuit en camping perdue, nous filons dans la ville de Sellfoss à 45 minutes de là.
Un super studio nous attendait pour clore ces quasi 2 semaines d’aventure et nous reposer tranquillement. Un super lit bien confortable, une bouteille de vin offerte par nos hôtes : tout ce qu’il fallait pour se requinquer. En plus, leur chienne obèse Grima nous a accueilli et bien fait rire. Elle se mettait sur le dos pour demander des gratouilles sur le bidon !
Bonne nuit !
Jour 12 : Selfoss / Hveragerdi / Reykjadalur Hot Spring Trailhead / Blue Lagoon
Dernier jour avec le 4×4 avant de devoir le rendre le lendemain. Nous en avons profité pour nous rendre à la rivière géothermique de Reykjadalur, non loin de Selfoss et à côté de la ville de Hveragerdi. Il faut marcher 3km en pleine montagne pour y parvenir, mais cela en vaut la peine.
Nous avons seulement trempé nos pieds dans la rivière (très touristique malgré tout) qui oscille de 27°C à plus de 40°C selon l’endroit où l’on se trouve ! Des cuves géothermiques bouillonnantes se trouvent aussi de parts et d’autres (cette odeur d’oeuf pourri…), avec leurs couleurs orangées et brunes. Le paysage est à couper le souffle et c’est une superbe manière de clore notre voyage. L’endroit est paisible, l’air de l’altitude souffle tranquillement et nous avons une très belle vue de l’horizon. D’ailleurs, c’est fou comme l’on peut voir loin en Islande tellement l’air est pur… à des kilomètres !
En faisant le chemin inverse pour retourner jusqu’à la voiture, on profite des derniers instants avant de retourner à Reykjavik, pour récupérer l’appartement dans lequel nous allions loger jusqu’à notre départ. Mais en compagnie de ces satanées mini-mouches qui nous suivent partout et tentent de nous rentrer dans les narines !
Après avoir posé toutes nos valises dans notre appartement de location à Reykjavik, qui est un peu excentré du centre-ville, on reprend la voiture direction le Blue Lagoon ! Arrivés là-bas, c’est un paysage rocheux et volcanique qui nous accueille avec au beau milieu un lac et une rivière d’eau laiteuse et bleue turquoise. Le genre de paysage hallucinant et absolument magnifique.
Nous avons passé un super moment au Blue Lagoon, nous sommes même restés un peu plus de 2 heures. Il s’agit d’un grand lac géothermique transformé en spa : ça doit être l’activité la plus connue des touristes dans le monde concernant l’Islande. Nous avons même eu droit à un masque à la silice à appliquer sur le visage. L’eau du Blue Lagoon, contrairement au lac de Myvatn dans le nord, est très salée et n’a pas d’odeur d’oeuf pourri (ouf !). Elle est chaude de 35°C à 40°C selon les endroits où l’on se trouve et on a bien pu se détendre et se reposer. D’ailleurs, concernant cette eau, attention à vos cheveux ! J’ai dû couper mes cheveux au retour du voyage, car elle me les avait juste détruits. Mes beaux cheveux qui m’arrivaient au bas du dos.. Pensez donc à toujours vous attacher les cheveux dans les lacs d’Islande et à vous faire des masques après vos douches !
Chose très surprenante cependant : la douche “tout nu” est obligatoire pour ne pas apporter de bactéries dans l’eau qui est très pure, mais pourtant cela ne dérange personne de nous vendre bière, coca, boissons au yaourt et glaces directement dans l’eau (oui oui, des bars dans l’eau) et de nous laisser les consommer dans le lac. On a vu dans des recoins des verres en plastique abandonnés qui flottaient… Le revers de la médaille peut-être ?
Jours 13 à 15 : Reykjavik
Le lendemain, nous avons rendu la voiture à 13 heures et sommes partis dans le centre ville de Reykjavik pour trouver un endroit où déjeuner.
J’avais noté quelques restaurants “pas chers mais super bons” trouvés sur Internet, alors nous avons commencé par en tester un premier. Il était super ! “Icelandic Street Food” est un tout petit restaurant où l’on s’asseoit à des tables hautes ou alors où l’on prend à emporter. Ici, la spécialité c’est surtout les soupes islandaises à l’agneau que l’on choisit de prendre dans un pain dont la mie a été retirée, ou alors dans un bol. Le petit truc sympa, c’est que deux maisons plus loin se trouve le bar du restaurant, dans lequel on peut s’installer sur de vraies tables, et même sur des fauteuils ! Nous sommes donc allés là-bas avec nos soupes et avons pris deux bières. Comme dans tous les bars, il y a aussi des jeux de société à disposition. Nous avons joué aux mikado et… J’ai gagné !
Après ce bon repas nous sommes allés visiter le centre-ville de Reykjavik. Concrètement, hormis le centre-ville historique, Reykjavik ressemble à n’importe quelle “grande ville” de France. Mais justement ce centre-ville historique est très mignon (et petit), avec plein de petites maisons en bois recouvertes de tôles colorées (c’est comme ça qu’ils font leurs maisons en Islande). Des maisons rouges, des bleues, des jaunes… Mais aussi des plus discrètes en gris ou blanc. C’est super de se balader dans les rues.
Il y a en revanche énormément de boutiques pour touristes, d’ailleurs on croise assez peu de locaux finalement et quasi exclusivement des touristes. On a fait un petit tour du côté de l’église Hallgrimskirkja, qui a été bâtie pour rappeler les orgues basaltiques que l’on retrouve un peu partout en Islande (notamment à la chute d’eau Svartifoss !). L’église est super grande, sa flèche mesure 74,5 mètres, et on a eu la chance d’arriver à l’heure d’un concert d’orgue (un vrai cette fois-ci). On a pu écouter quelques notes, le temps que l’organiste s’échauffe un peu, avant de se faire virer puisque nous n’avions pas de billets d’entrée.
On est aussi passés par l’Association Islandaise du Tricot, une petite boutique où l’on trouve multitude de bonnets, plaids, chaussettes en laine islandaise, mais aussi et surtout des pulls traditionnels. Le tout est tricoté à la main. Mais ils étaient vraiment très chers (entre 200 et 300€) alors nous avons fait le tour de cette boutique très charmante et sommes repartis. Je me suis quand même achetée un pull traditionnel en laine de mouton islandais dans une autre boutique, mais pas fait à la main, d’une marque islandaise réputée dans le pays.
On a ensuite continué notre chemin vers une sculpture d’un drakkar (bateau Viking) en métal. Ils ont beaucoup de sculptures plus ou moins étranges en Islande, disposées un peu partout dans le pays et parfois même à des endroits improbables au milieu de nulle part.
On a continué à se balader un peu, en allant visiter rapidement l’Harpa notamment. Il s’agit d’une salle de concert et d’un centre des congrès, avec une architecture très moderne en panneaux de verres aux formes irrégulières et aux couleurs différentes. Puis on a continué vers le parlement et la Mairie, qui se trouvent à côté d’un petit lac. On s’est arrêtés un peu et j’ai tenté de donner des brindilles à une oie à même la main mais elle m’a complètement ignorée. Ensuite, on est allés dîner dans un deuxième restaurant que j’avais trouvé : le “Svarta Kaffi”. Il se trouve dans une petite maison et est assez discret. On y mange aussi des soupes servies dans un pain. Nous avons pris la soupe d’agneau, et elle était encore meilleure que celle du midi ! On s’est régalés.
Le lendemain, nous en avons profité pour faire la grasse matinée car nous étions vraiment fatigués de notre voyage. Après être allés acheter nos tickets de bus pour aller à l’aéroport le lendemain matin, nous sommes partis au centre-ville pour aller déjeuner et avons trouvé un restaurant assez moderne pour manger pour ma part un plat de Haddock et pour Monsieur un Fish-and-Chips. C’était très bon.
Comme il pleuvait, nous sommes ensuite allés dans un café pour prendre le dessert et du café / thé, au “Café Babalú”. Ce café était vraiment très mignon et original. Installé dans une petite maison islandaise, la déco est très présente avec toutes sortes de bibelots, d’affiches, de photos et de cartes postales placardés aux murs. On s’asseoit sur des vieux fauteuils en velours ou sur des chaises décorées de napperons. Nous avons pris un carrot cake vegan dé-li-cieux et un thé chaï au lait pour moi ; un cappuccino pour Monsieur. On est restés là un bon moment, à profiter et discuter de notre voyage, des étoiles pleins les yeux, avant de retourner nous balader et rentrer à l’appartement pour tenter de nous coucher tôt : on devait se lever à 3h30 du matin le lendemain… Pour prendre l’avion à 6 heures du matin, retour à Paris, fin du voyage.
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J’espère que ce récit du plus beau voyage de ma vie vous aura un peu transportés là-bas et transmis l’émerveillement que nous avons eu sur cette merveilleuse île. Si vous en avez l’occasion et les moyens, je vous recommande de tout coeur à aller visiter l’Islande.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ce récit ?
Et vous, quel est le plus beau voyage que vous avez pu faire ?
